TikTok fait l’objet d’une enquête de la part de l’organisme français de protection de la vie privée suite à une plainte

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Le responsable de la protection de la vie privée en France a ouvert une enquête sur TikTok, marquant un nouvel examen de l’application de médias sociaux de ByteDance, qui fait l’objet d’un examen plus approfondi de ses politiques de protection de la vie privée.

Un porte-parole de la CNIL, basée à Paris, a déclaré que l’agence avait ouvert une enquête après avoir reçu une plainte en mai, mais a refusé de donner des détails sur les motifs de la plainte ou sur le calendrier d’une décision.

La CNIL « est particulièrement vigilante à l’égard de cette société, notamment en ce qui concerne cette plainte et les questions et autres plaintes que la commission est susceptible de recevoir », a déclaré le porte-parole.

TikTok n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires.

Une volonté de contrôle européenne

En juin, les responsables de la protection des données de l’Union européenne se sont engagés à coordonner d’éventuelles enquêtes sur la société chinoise, après que la commission néerlandaise de protection des données ait déclaré en mai qu’elle examinait les politiques de TikTok en matière de protection des données des enfants. La commission britannique de protection des données a également lancé une enquête similaire.

TikTok est également soumis à une pression croissante aux États-Unis. Le président Donald Trump a déclaré qu’il interdirait l’application la plus connue pour les vidéos de synchronisation labiale au motif qu’elle mettait en danger la sécurité nationale. Microsoft est en pourparlers pour acquérir les activités de TikTok aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

La société a rejeté les allégations selon lesquelles elle serait contrôlée par le gouvernement chinois ou que les données des utilisateurs seraient menacées.

Un antécédent similaire avec Facebook

La CNIL, qui a ordonné au service de messagerie WhatsApp de Facebook en 2017 de cesser de partager les données des utilisateurs avec sa société mère sans obtenir le consentement nécessaire, a également imposé une amende de 50 millions d’euros à Google d’Alphabet pour de prétendues violations des règles de l’UE sur la protection de la vie privée.

L’UE des 27 dispose d’une législation sur la protection des données parmi les plus strictes au monde. Le règlement général sur la protection des données, ou RGPD, donne aux autorités de l’UE le pouvoir d’infliger aux entreprises des amendes pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial pour les violations les plus graves.